sam 14 juil 2007

Le rocher percé et l'île Bonaventure (et ses fous de Bassan)

14 07 2007

Nouvelle grosse Ă©tape de notre pĂ©riple, pas tant en terme de kilomètres qu'en terme d'activitĂ©s et sites incontournables Ă  voir en GaspĂ©sie : le rocher percĂ© (Ă  PercĂ© quelle coĂŻncidence ?!) et l'Ă®le Bonaventure. DĂ©jĂ  faut bien s'y rendre donc sur la route on retraverse le Forillon, on passe pas GaspĂ©, puis on voit un panneau qui nous interpelle et on s'arrĂŞte donc peu avant PercĂ© (au total on avait moins de 100kms Ă  faire cette journĂ©e lĂ  donc trajet raisonnable pour se rendre sur place). Le panneau qui nous a interpellĂ© est celui du rocher Ă  tĂŞte d'indien. On s'arrĂŞte donc sur le parking prĂ©vu Ă  son observation mais pas un seul rocher nous fait dire qu'il puisse ressembler Ă  une tĂŞte d'indien. Un type qui tond la pelouse nous demande si on est lĂ  pour ça (remarques il avait pas grande chance de se tromper ^^) et nous confirmons. Il nous indique alors un sentier qui nous permettra d'observer un des rochers dĂ©jĂ  visibles sous un autre angle et effectivement...

Il nous indiquera Ă©galement un autre rocher de l'autre cĂ´tĂ© moins connu censĂ© reprĂ©senter le faucon de l'indien et effectivement lĂ  encore, il y a un rocher qui ressemble Ă  une tĂŞte d'aigle, plutĂ´t amusant :-) On poursuit finalement notre route pour atteindre PercĂ©. Nous avions l'intention d'aller voir le rocher de plus près sachant qu'il Ă©tait possible d'y accĂ©der par une petite langue de terre Ă  marĂ©e basse. Mais on apprend Ă©galement qu'il ne faut pas s'approcher trop près et le guide du Routard nous le confirme, le rocher perd chaque annĂ©e 300 tonnes de roche ! Après rapide calcul, ça fait une tonne par jour environ ce qui nous refroidit quelque peu, faudrait voir Ă  ce qu'on passe pas au moment oĂą cette tonne se dĂ©croche ^^ Du coup on se dit qu'on perdrait trop de temps pour voir juste un Ă©norme rocher de près et on dĂ©cide de se contenter de la vue au loin qui est dĂ©jĂ  pas si mal :-D

Mine de rien le dĂ©but d'après-midi approche dĂ©jĂ  et apparamment les derniers bâteaux revenant de l'Ă®le de Bonaventure reviennent vers 17h donc il est pas question de traĂ®ner. On apprend par l'office du tourisme qu'en raison de pluies la veille, un seul des sentiers de l'Ă®le est praticable et qu'en l'empruntant nous aurons grosso modo le temps de faire l'aller-retour et de voir ce qui se trouve Ă  l'autre bout (en incluant le temps de trajet en bâteau tout de mĂŞme). J'entends par lĂ  la fameuse colonie des fous de Bassan qui s'y trouve. Du coup, il est vraiment pas question de traĂ®ner ! Dans l'ensemble on a effectivement eu juste le temps qu'il fallait en marchant bien mais on est entraĂ®nĂ©s maintenant :-) On prend donc le bâteau qui met près d'une heure Ă  atteindre et faire le tour de l'Ă®le (histoire de profiter dĂ©jĂ  de la vue sur les nombreux fous de Bassan qui dĂ©collent et volent près des falaises) puis on accède enfin Ă  la colonie après avoir traversĂ© l'Ă®le Ă  pied. Mais vous me direz, moi j'ai jamais entendu parler de fous de Bassan (je vous avouerais que moi non plus auparavant), qu'est-ce que c'est que cet engin lĂ  ? Ben je vous laisse dĂ©crouvrir par vous-mĂŞme.

Alors quelques explications, vous l'aviez certainement devinĂ© mais ce sont des oiseaux ^^ Ils sont marins, y'avait de quoi s'en douter. Ce sont de très bons planeurs une fois en vol (peuvent faire 200km quand ils partent pĂŞcher) mais sont plus maladroits pour ce qui est du dĂ©collage et de l'aterrissage (pas toujours facilitĂ© par la quantitĂ© d'individus prĂ©sentes sur les pistes de dĂ©collage et d'aterrissage faut dire ^^). Pour ce qui est de la pĂŞche, la technique consiste bĂŞtement Ă  plonger en piquĂ© pour se nourrir principalement de harengs (tout du moins dans ce coin lĂ ). Ils ont une des plus grandes envergures pour les oiseaux marins d'environ 1m80. La colonie de l'Ă®le Bonaventure fait partie des 6 colonies existantes en AmĂ©rique du Nord (toutes dans le golfe du St Laurent) mais est surtout la plus large avec 32 000 couples ! On retrouve toutefois les plus grandes colonies existantes dans les Ă®les britanniques. Fait amusant, quand ils s'accouplent, le mâle monte sur la femelle, la mord et la piĂ©tine pendant les Ă©bats. Ensuite la femelle pond un seul oeuf que les deux membres du couple vont couver Ă  tour de rĂ´le.

Bon allez suffit pour les explications animalières. Pour finir la journée, on décide de se faire un resto de poissons vu que c'est le coin parfait, mais aussi d'avancer sur notre route du lendemain. On se rend donc à Bonaventure (la ville cette fois sur la côte Sud de la Gaspésie et non pas l'île ^^) où on a mangé dans un resto sympathique au niveau du port. Voilà le plat que j'ai pu prendre à cette occasion.

On comptait aller dormir dans une ville encore plus loin, mais considĂ©rant le fait qu'on n'avait dĂ©jĂ  trop bu pour reprendre la route on s'est dĂ©cidĂ©s Ă  coucher sur place. Bah oui y'avait un Ă©norme camping juste derrière le resto ! Mais pourquoi payer le camping alors qu'on peut dormir juste Ă  cĂ´tĂ© en face de la plage ? hein ? ^^ C'est donc ce qu'on a fait, on s'est amĂ©nagĂ©s un coin pour notre tente dans les herbes hautes (et non sur la plage elle mĂŞme qui comportait beaucoup de cailloux ou du sable trop près de l'eau :-p) et on a squattĂ© juste Ă  cĂ´tĂ© du camping avec, bien sĂ»r, l'idĂ©e de pas se lever tard le lendemain et se faire emmerder par les gens ou carrĂ©ment les proprios du camping :-) Vous verrez les photos de notre emplacement improvisĂ©, dans la galerie photo du prochain article (ben oui faisait nuit ce soir lĂ , on a pris les photos que le lendemain matin :-) ).

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.

Pour faire un rĂ©trolien sur ce billet :

http://castorjunior.niouton.info/tb.php?id=56